Liturgie › jeudi 3 décembre 2026

Office des lectures

jeudi 3 décembre 2026 — France · Jeudi

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OFFICE DES LECTURES

Si ce n'est pas le premier office du jour

V/ Dieu, viens à mon aide.

R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

pour les siècles des siècles. Amen. Alléluia.

HYMNE (qui peut être remplacée par l'hymne de l'office dit immédiatement après l'office des lectures)

Debout ! Le Seigneur vient !
Une voix prophétique

A surgi du désert.

Un désir, une attente

Ont mûri nos esprits.

Préparons-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !

La parole s’infiltre,

Elle ébranle nos cœurs.

Et voici le Royaume,

Il s’approche, il est là.

Réveillons-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !

L’espérance nouvelle

Entre à flots dans nos vies.

Son mystère féconde

Un silence de foi.

Purifions-nous !

Debout ! Le Seigneur vient !

Bienheureux les convives

Au festin de l’amour.

Dieu lui-même s’invite

Et nous verse la joie.

Rassemblons-nous !

Le Seigneur vient !

ou l'autre : voir CHOIX D'HYMNES

PSALMODIE

Ps. 17. Le Seigneur déploie sa puissance de Sauveur

Ayez confiance : je suis vainqueur du monde. Jn 16, 33

Ant. Dieu se montre fidèle à son Messie, à sa descendance pour toujours.

IV

31 Ce Dieu a des chemins sans reproche, +
la parole du Seigneur est sans alliage,

il est un bouclier pour qui s'abrite en lui.

32 Qui est Dieu, hormis le Seigneur ?
le Rocher, sinon notre Dieu ?

33 C'est le Dieu qui m'emplit de vaillance
et m'indique un chemin sans reproche.

34 Il me donne l'agilité du chamois,
il me tient debout sur les hauteurs,

35 il exerce mes mains à combattre
et mon bras, à tendre l'arc.

(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *

pour les siècles des siècles. Amen.)

V

36 Par ton bouclier tu m'assures la victoire,
ta droite me soutient, ta patience m'élève.

37 C'est toi qui allonges ma foulée
sans que faiblissent mes chevilles.

38 Je poursuis mes ennemis, je les rejoins,
je ne reviens qu'après leur défaite ;

39 je les abats : ils ne pourront se relever ;
ils tombent : les voilà sous mes pieds.

40 Pour le combat tu m'emplis de vaillance ;
devant moi tu fais plier mes agresseurs.

41 Tu me livres des ennemis en déroute ;
j'anéantis mes adversaires.

42 Ils appellent ? pas de sauveur !
le Seigneur ? pas de réponse !

43 J'en fais de la poussière pour le vent,
de la boue qu'on enlève des rues.

44 Tu me libères des querelles du peuple,
tu me places à la tête des nations.

Un peuple d'inconnus m'est asservi :

45 au premier mot, ils m'obéissent.

46 Ces fils d'étrangers se soumettent ; +
ces fils d'étrangers capitulent :

en tremblant ils quittent leurs bastions.

(Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *

pour les siècles des siècles. Amen.)

VI

47 Vive le Seigneur ! Béni soit mon Rocher !
Qu'il triomphe, le Dieu de ma victoire,

48 ce Dieu qui m'accorde la revanche,
qui soumet à mon pouvoir les nations !

49 Tu me délivres de tous mes ennemis, +
tu me fais triompher de l'agresseur,

tu m'arraches à la violence de l'homme.

50 Aussi, je te rendrai grâce parmi les peuples,
Seigneur, je fêterai ton nom.

51 Il donne à son roi de grandes victoires, *
il se montre fidèle à son messie,

à David et sa descendance, pour toujours.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, *
pour les siècles des siècles. Amen.

Ant. Dieu se montre fidèle à son Messie, à sa descendance pour toujours.

V/ Écoutez, tous les peuples, la parole du Seigneur,
annoncez-la aux îles lointaines.

DU LIVRE D'ISAÏE 16, 1-5 ; 17, 4-8

Des pays traditionnellement ennemis seront réconciliés

Dieu est le maître de la terre entière. Il s'occupe non seulement de son peuple, mais des autres nations. Le plus souvent par rapport à son peuple, il condamne les entreprises agressives des voisins ou se sert d'elles pour châtier le péché des siens. Mais il sait aussi offrir à l'ennemi persécuté asile dans le malheur. Envoyez au maître du pays un agneau, depuis La Roche au désert, vers la montagne de la fille de Sion. Des oiseaux qui s’enfuient, une nichée dispersée, telles seront les filles de Moab, aux gués de l’Arnon.

Moab dit à Juda : « Fais des plans ! Prends une décision ! En plein midi, fais-nous une ombre comme la nuit, cache les expulsés, ne trahis pas les fugitifs ! Que les expulsés de Moab trouvent chez toi un asile, sois un abri pour eux face au dévastateur.

Quand l’oppression aura disparu, quand la dévastation aura pris fin, quand sera parti du pays celui qui le foulait, un trône s’établira sur la fidélité ; et, pour la maison de David, siégera sur ce trône avec loyauté le juge qui cherche le droit et fait prompte justice. » Ce jour-là, la gloire de Jacob faiblira, sa chair s’amaigrira. Ce sera comme à la moisson, quand le blé est ramassé, que les épis sont recueillis à brassée et rassemblés au val des Rephaïm ; il n’y restera presque rien à glaner, comme à la cueillette des olives : deux ou trois olives à la cime des plus hautes branches, quatre ou cinq sur les meilleurs rameaux — oracle du Seigneur, le Dieu d’Israël.

Ce jour-là, l’homme regardera vers Celui qui l’a fait et portera les yeux vers le Saint d’Israël. Il ne regardera plus vers les autels faits de ses mains ; il ne verra plus ce que ses doigts avaient fait, ni les poteaux sacrés, ni les colonnes à encens.

R/ Le Père ne juge personne,
tout le jugement il l'a remis au Fils !

En ce jour-là, je ferai lever pour David

un germe de justice.

Son trône s'affermira dans la douceur,

son jugement s'établira dans la fidélité.

LECTURE PATRISTIQUE de la mémoire, ou du jour :

COMMENTAIRES DE SAINT ÉPHREM SUR L'ÉVANGILE CONCORDANT

« Veillez... »

Le Christ a dit, pour empêcher les disciples de l'interroger sur le moment de son avènement : Quant à l'heure, personne ne la connaît, pas même les Anges, pas même le Fils. Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates. Il nous a caché cela pour que nous veillions, et pour que chacun d'entre nous pense que cela pourra se produire pendant sa vie. Si le temps de sa venue avait été révélé, son avènement aurait été quelque chose de banal, et les nations et les siècles dans lesquels il se produira ne l'auraient pas désiré. Il a bien dit qu'il viendrait, mais il n'a pas précisé à quel moment, et ainsi toutes les générations et tous les siècles l'attendent ardemment.

Bien que le Seigneur ait fait connaître les signes de son avènement, on ne voit pas clairement leur terme ; car ces signes, dans un changement constant, sont venus et sont passés, et ils durent toujours. Son ultime avènement est en effet semblable au premier. Les justes et les prophètes le désiraient, parce qu'ils estimaient qu'il paraîtrait de leur temps ; de même, aujourd'hui, chacun des fidèles désire le recevoir de son temps, et cela d'autant plus qu'il n'a pas dit clairement le jour de son apparition. Il voulait surtout, lui qui domine les nombres et le temps, qu'on ne le crût pas soumis à un commandement et à une heure. Ce qu'il a établi lui-même, comment cela lui serait-il caché, alors qu'il a décrit les signes de son avènement ? Il a mis ces signes en relief pour que, dès le premier jour, tous les peuples et les siècles pensent que l'avènement du Christ se ferait de leur temps.

Veillez, car, lorsque le corps sommeille, c'est la nature qui nous domine et notre action est alors dirigée non par notre volonté, mais par l'impulsion de la nature. Et lorsque règne sur l'âme une lourde torpeur de faiblesse et de tristesse, c'est l'ennemi qui la domine et la mène contre son propre gré. La force domine la nature, et l'ennemi domine l'âme.

C'est pourquoi notre Seigneur a parlé de la vigilance de l'âme et de celle du corps, afin que le corps ne sombre pas dans un lourd sommeil, ni l'âme dans l'engourdissement. Comme dit l'Écriture : Veillez, comme il est juste. Et encore : Je m'éveille, et je suis encore avec toi. Et enfin : Ne perdez pas courage. C'est pourquoi nous ne perdons pas courage dans le ministère qui nous est confié.

R/ Debout ! Le Seigneur vient !
Une voix prophétique a surgi du désert.

Un désir, une attente

ont mûri nos esprits.

Préparons-nous !

Le Seigneur vient !

ORAISON (qui est omise si l'office des lectures est dit immédiatement avant un autre office)

Réveille, Seigneur, ta puissance,
et viens à notre secours avec une grande force,

afin que le salut retardé par nos fautes

soit hâté par la grâce de ton pardon.

Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur,

qui vit et règne avec toi dans l'unité du Saint-Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.

ACCLAMATION (dans la célébration privée on peut l'omettre)

V/ Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu.

Voir dans la semaine liturgique